Cairns!

Salut tout le monde!
Non nous ne sommes pas morts... Nous venons juste d'arriver à Darwin, ce qui nous a pris un peu moins d'une semaine depuis Cairns! Le tout sur des routes désertes avec bien entendu aucun réseau téléphonique, donc complètement coupés du monde. On s'en est sortis vivants, on a pas trop eu de galères, et on est contents  d'arriver enfin à Darwin!!!
On en était où déjà sur le blog? Ah oui on quittait tout juste Mission Beach et ses Casoars.
Nous sommes donc arrivés à Cairns en début de soirée où nous avons entamé notre rituel habituel: trouver un endroit où passer la nuit... Première impression, il est très difficile de trouver un endroit sans le fameux panneau "No overnight staying. Fines Apply". En gros si tu ne veux pas payer 150$ d'amende, évite de passer la nuit sur ce parking! Bon et bien on va appliquer le plan B: passer la soirée en centre ville, et puis au moment où on veut dormir, on se gare dans une rue peu fréquentée.
En se baladant dans le centre, on s'est rendus compte que Cairns est une ville qui est très animée le soir. Ça faisait longtemps qu'on avait pas vu ça! Il y a beaucoup de gens dans la rue, beaucoup de commerces sont encore ouverts, et il y a même des gens qui se baignent dans ce superbe lagon!






Il y a aussi des gens qui jouent du piano devant le poste de police... Si si je vous jure!




Après notre première visite du centre nous allons nous parquer dans une petite rue, et faire un bon dodo car la route et la chaleur nous ont bien fatigués!
Le lendemain on refait un petit tour des lieux et on comprend mieux pourquoi tous les gens se baignent dans le lagon et pas dans la  mer... Simplement parce qu'il n'y a pas de plage à Cairns! Juste cette superbe mangrove!!


Il n'y a peut-être pas de plage, mais il y a des pianos dans la rue! D'ailleurs écoutez la belle mélodie que Claire vous a composée...

La lala lalalala laaaaaaaaaaaaaaaa!

Il y a aussi plein de barbecues dans le parc. Ça sent les grillades pour ce soir!



Le lagon lui, est toujours là. Et les gens qui s'y baignent aussi!



Si vous en avez marre de vous baigner, vous pouvez aussi faire bronzette sur la plage artificielle car le soleil tape bien fort ici!



Comme dans toutes les grandes villes, il y a un jardin botanique rempli de fleurs et d'arbres qui nous étaient jusqu'alors inconnus.




Comme cet arbre serpent...



Ou bien cette araignée avec une carapace bien étrange...



A coté du jardin botanique, une petite balade nous a mené à ce joli lac. Malheureusement, aucune bébête insolite dedans!



Allez, direction le Tjapukai Aborigenal Centre qui est un centre culturel sur une tribu aborigène qui a vécu et qui vit toujours dans la région de Cairns.
Au programme, nous avons eu des danses traditionnelles, des cours de didgeridoo...


... des cours de médecine traditionnelle, et même des cours de lancers de boomerang!



Claire a trouvé sa maison de rêves!


Au final nous avons appris pas mal de choses, mais on a un peu eu l'impression d'avoir mis les pieds dans une grosse attraction à touristes!
En parlant d'attraction à touristes, on ne pouvais pas quitter Cairns sans aller faire un tour du coté de la Grande Barrière de Corail!
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le plus gros récif corallien au monde (environ la taille de l'allemagne). Elle comporte à peu près 2000 îles, et est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco (merci Wikipedia!).
En gros, si vous voulez voir de superbes poissons et coraux multicolores, c'est là-bas qu'il faut aller.
Hop c'est parti, on réserve pour une expédition à bord d'un bateau rapide qui nous emmène faire du snorkeling et de la plongée à 2 endroits différents de la Grande Barrière de Corail.
Bon malheureusement, notre budget étant assez réduit, nous avons pris un bateau qui transportait une bonne soixantaine d'autres passagers...



Toujours pour des questions de budget, l'appareil photo sous-marin jetable dans lequel nous avons investi a eu une tendance fâcheuse à ternir les superbes couleurs que nous avons pu voir! Mais en voici tout de même un aperçu.














Au final, ça a été une expérience mémorable, nous avons fait de la plongée pour la première fois, nous avons vu des poissons énormes et des couleurs magnifiques, l'ambiance sur le bateau était bien sympathique malgré le monde, et surtout, nous n'avons pas été malades!!!

Des passagers prennent des photos avec Elvis, un animateur Brésilien qui nous a bien fait rire.


De retour sur la terre ferme, on retrouve l'ambiance animée de Cairns by night. Cet homme en équilibre sur une barre de fer tirée par des gens du public jonglait avec des torches enflammées... un peu foufou le mec!



Tous les soirs il y a un marché de nuit dans lequel on peut acheter à manger ou des babioles en tout genre.



Par contre pour la nourriture, il n'y a pas trop le choix... C'est asiatique ou rien!


Pour les babioles, on a les classiques peluches kangourous, ou bien ces superbes koalas!


Finalement, on va se contenter d'essayer les traditionnels chapeaux de cowboys et de faire des photos pendant un bon quart d'heure, au grand désespoir du vendeur qui a fini par nous dire qu'on ne pouvait pas faire ça... OK on s'en va!


Le mot de la fin: Cairns on a bien aimé!
Sur ce, je vous dit à très vite!
On vous fait de grosses bises comme d'hab et rendez-vous au prochain épisode!

En route vers Cairns

Coucou tout le monde !

Oh là là, on a pris du retard !  Nous sommes déjà plus loin que Cairns, en chemin pour Darwin (une très longue route), et on a tellement de choses à vous raconter !! Il va falloir accélérer le rythme des articles ! (Pas évident vu que je viens de passer 4 heures à rédiger celui-ci...)

On a passé pas mal de jours dans des zones privées d'internet de de téléphone, il était donc difficile de tenir le blog à jour. Mais promis, on va se rattraper ! 

Où en étions-nous restés ? Ah oui, les Whitsunday Islands ! Les tortues, le sable blanc, le mal de mer, tout ça...

Bon, eh bien après notre escapade en mer, nous avons mis le cap au nord, toujours plus au nord !

Nous avons d'abord fait une mini-escale de 5mn à Bowen pour prendre en photo la fameuse et kitschissime "Big Mango" (grosse mangue).
Sans surprise, à Bowen, on cultive... Eh oui, la mangue !(Entre autres)
Un peu de mango picking les amis ? Non merci !!




Nous nous sommes ensuite arrêtés à Townsville, une ville d'environ 180 000 habitants, et capitale officieuse du Nord de l'Etat du Queensland.

 -Première constatation : Il fait chaud ! Mais vraiment terriblement chaud ! Et pas un pouce d'ombre pour échapper au soleil tropical et à ses méchants UV. On passera finalement tout l'après-midi à la bibliothèque, pour profiter de la climatisation et tenir le blog à jour.
Quelques photos du centre-ville et de ses beaux bâtiments anciens, tout de même ! La rue était en travaux, je sais, ça gâche les photos... Désolée !



La ville est surplombée par la très photogénique colline de Castle Hill.





-Deuxième constatation : Wow, il y a plein d'aborigènes dans les rues ! Alors qu'on avait rencontré très peu de population autochtone jusqu'à présent, on en croise ici à tous les coins de rue. Et plus on monte vers le Nord, plus ils sont présents. On est bien contents de pouvoir finalement rencontrer les habitants ancestraux de l'Australie, même si "rencontrer" est un grand mot, on n'a pas eu l'occasion de nouer des contacts.
On avait vu quelques mendiants aborigènes à Sydney et dans les grandes villes, ça faisait mal au coeur. A Townsville, on ne peut pas dire qu'ils soient fringants, on sent tout de même la pauvreté et leur marginalité, mais ils sont au moins présents dans le paysage.
C'est sans doute un sujet très complexe et très délicat, et nous n'avons pas les connaissances nécessaires pour l'aborder, mais il est tout de même choquant de voir que, plus de 300 ans après l'arrivée des colons britanniques,  le problème de l'intégration reste visiblement irrésolu.
Nous allons essayer de faire un "article de fond" (ça fait très pédant) sur les aborigènes dès qu'on a le temps, avec des portraits etc... 


Bref, Townsville !
Nous avons profité de la fraîcheur (relative) de la fin d'après-midi pour escalader Castle Hill et admirer le paysage magnifique de la ville à nos pieds.
Comme notre courage à ses limites, nous avons gravi la colline..; En voiture ! Oui, oui, honte sur nous ! D'autant plus que nous avons croisé des dizaines et des dizaines de sportifs de tous âges qui montaient au sommet en courant, marchant, transpirant... L'ascension de Castle Hill serait donc le sport local ?
















 Peinture aborigène sur les murs des toilettes publiques... L'art est partout chez lui !


Revenus au centre-ville, nous tombons en plein marché de nuit. Tout contents, nous empoignons l'appareil photo et allons y faire un tour (avec 4 dollars en poche, pour éviter tout débordement... Nous avons quand même fait des folies et acheté... Un nem !)




Eh oui ! L'Afrique est là aussi !! Mais au grand désespoir de Gildas, pas d'ablos ni de fétri... 
Il faudra attendre le retour et se contenter de nems !!


Le lendemain, nous avons prévu d'aller passer la journée à Magnetic Island, juste en face (classe comme nom, n'est-ce pas ?). Mais c'était sans compter sur cette *$%# de pluie ! J'ai enfin compris tout le sens de l'expression "chiant comme la pluie". Bien sûr, la pluie n'a pas empêché une chaleur tropicale et moite de s'abattre sur nous, sinon ce n'est pas drôle. 
Confrontés à des prévisions météo désastreuses, nous avons finalement décidé de mettre les voiles, direction Mission Beach.  De toute façon, les îles, on commence à en être blasés, hein ! (Comment ça, on se la pète ?)

Nous voici donc arrivés à Mission Beach, où nous nous mettons en quête, comme d'habitude, d'un endroit où passer la nuit. Pas facile, on n'aime pas les squatteurs ici ! Il y a des panneaux "no camping" partout. Et pour ceux qui seraient tentés de jouer sur les mots ("Mais on ne campe pas, on dort juste dans notre van"), il y a aussi un dessin de camping car sur le panneau. ("Oui mais nous, on a un van, pas un camping car". Voilà, soyons de mauvaise foi jusqu'au bout !). On a quand même été un peu foufous car on a garé le van dans un endroit entre 2 panneaux, en se disant que c'était peut-être une zone miraculeusement tolérée.
On a bien fait, car : 1) on  n'a pas été embêtés (Bon, OK, sauf un éboueur le 2e jour qui nous a mollement fait
remarqué qu'on ne pouvait pas camper ici... Ca tombe bien on partait. Niek niek !) 
2) On s'est réveillés avec une vue plutôt sympa !


 Mais que fait cette personne sur NOTRE plage ? C'est un scandale !



Après une petite marche sur la fameuse plage de Mission Beach, nous atteignons le centre névralgique de la "ville" (2 restaurants, un café et un bureau de poste). Nous tombons en plein marché hebdomadaire. Cool !








On achète une belle papaye, miam !


Après le marché, on décide d'aller se balader dans la "rainforest" (la forêt humide). 
On se dit, sans trop y croire : "Peut-être qu'on apercevra un Casoar !" 
En effet, c'est le pays du Casoar ici (Cassowary en VO). C'est un animal rare et menacé, un très gros oiseau sans aile, de la taille d'un émeu (environ 1,50m de haut), qui vit dans la forêt tropicale en Papouasie et en Australie du nord. Il est très rare d'en voir un, et en même temps il vaut mieux ne pas le croiser, car c'est l'oiseau le plus dangereux du monde. Il peut attaquer avec ces pattes munies de 3 gros doigts et de griffes tranchantes. Il est assez agressif, notamment quand il élève ses petits. (Au passage, les Casoar ne sont pas machos car ce sont les mâles qui couvent les oeufs et élèvent les poussins). 
Comme les Casoar sont menacés, et qu'ils revêtent une importance particulière aux yeux des aborigènes, de nombreux panneaux invitent à les protéger le long de la "Cassowary Coast".






Revenons-en à notre balade ! A l'entrée du parc, des panneaux invitent à se méfier des Casoar, à se cacher derrière un tronc d'arbre si on en voit un, et à éviter les plantes épineuses qui injectent un poison neurotoxique en cas de contact. Mais même les plantes sont dangereuses ici ou quoi ???





Gildas et le haricot magique !


Dès le début du chemin, on rencontre un Lace Monitor, il s'agit d'un gros varan. (Mais où est-il caché sur la photo ?)


Mais la VRAIE rencontre, celle qui restera gravée dans nos mémoires, a lieu quelques minutes plus tard.
Au détour du chemin, que voit-on venir vers nous ? Un Casoar !!! Et avec son bébé !!
On ose à peine prendre des photos. Quelle chance on a d'en voir en en vrai !
Euh... Mais c'est aussi un peu flippant. Voyons voir, il vient vers nous, le chemin fait environ 40 cm de large, et il n'a pas l'air de vouloir rebrousser chemin. Il n'a pas l'air non plus d'aimer l'idée de passer à ras de nous, et il est accompagné de son bébé, donc potentiellement dangereux. OK, pas de panique, on garde son sang froid ! On rebrousse donc chemin, le Casoar sur nos talons, en essayant de garder notre calme. Puis on se jette sur le côté du chemin pour le laisser passer, en espérant avoir l'air le plus inoffensif possible ! On prie très fort pour se transformer en troncs d'arbre mais ça ne marche pas... Le Casoar s'arrête quelques secondes et me dévisage, avant de reprendre tranquillement son chemin. Ouf !!!!
Quelle rencontre ! On se demande si on n'a pas rêvé. Mais non, car on a des photos à l'appui !





Remis de nos émotions, on regagne Mission Beach et on décide d'essayer notre ligne de pêche achetée au marché ce matin. On rentrera bredouille, après avoir passé la soirée à observer les poissons se moquer de nous en mangeant tous nos appâts. Pffff.... Et dire que le vendeur nous avait garanti qu'on attraperait quelque chose !




Le lendemain, on reprend la route en direction de Cairns, une étape qu'on attendait avec impatience.
On vous en parlera plus dans le prochain article, avec plein de photos.

En attendant, portez-vous bien ! Plein de bisous à tous !

See you later !